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La liberté hurle de vent sur les plateaux
La liberté clame le vol lourd des oiseaux

La liberté ondule l'orge mûr dans les vallées
La liberté supplie pour la Terre Mère Sacrée

La liberté chevauche les chevaux sauvages
La liberté zèbre d'éclairs bleus les orages

La liberté souffle des yaks aux poils luisants
La liberté murmure dans le clair torrent

La liberté grelotte de fleurs tremblantes
La liberté danse du feu vif sous la tente
 
La liberté sauve une ourse et ses oursons
La liberté voltige de frêles papillons

La liberté esquisse des nuages blancs dans le ciel
La liberté trace les couleurs de l'arc en ciel

La liberté demeure des neiges éternelles
La liberté élance le cri de l'hirondelle

La liberté pleure les arbres absents de la forêt
La liberté exprime les plus beaux chants de paix

La liberté prophétise un chef visionnaire
La liberté délivre notre planète terre

La liberté console la mère sans son enfant
La liberté psalmodie comme un moine priant

La liberté prie pour le pays occupé, les humains torturés
La liberté crie la douleur de l'enfant aux pieds gelés

La liberté sanglote sur les enfants orphelins
La liberté tinte des prières à moulins

La liberté devient fuite dans la haute montagne
La liberté se bat pour un pays de Cocagne

La liberté envole les drapeaux de nos frères
La liberté soulève une réprobation planétaire

La liberté cogne sur des tambours lointains
La liberté réclame les tibétains

La liberté tonne :- Allons les réveiller !
La liberté résonne sur les cimes enneigées

La liberté paraît si lointaine...
Pourtant la liberté est tibétaine

Dana Lang "Paroles Libres : La Voix des Fous" (Droits réservés)




"Se résigner, c'est donner prime à la violence, c'est tolérer l'intolérable, se
croiser les bras au lieu de réagir"
S.S. le 14ème Dalaï Lama 

 COMMENTAIRES :
  
CHRISSY A POSTE :
 -Ces textes sont magnifiques, pour le Tibet la première fois que je me suis sentie concernée c'est avec le film 7 ans au Tibet, j'ai trouvé la barbarie chinoise poussée à l'extrême devant un peuple pacifique, qui ne s'est pas rebellé...pauvres tibétains qui ne sont plus chez eux à cause d'un régime totalitaire...Bravo Dana pour ces textes qui sont des vérités mais combien de personne veulent se battre pour une cause n'importe laquelle, je m'en aperçois malheureusement tous les jours pour le simple don d'organes...
 
REPONSE DE DANA :
-Chère Chrissy, c'est vrai nous avons nos problèmes et ils sont grands et lourds parfois mais pour le peuple tibétain il s'agit d'un massacre effroyable car les chinois anéantissent non seulement les êtres par des tortures insoutenables et scandaleuses d'un autre âge, exécutent sommairement de jeunes tibétains, emprisonnent des enfants, stérilisent de force des femmes, etc...mais veulent l'anéantissement total d'un peuple, d'une culture, d'une spiritualité d'une grande richesse qui représente le patrimoine mondial, un trésor pour l'humanité toute entière...
une dictature telle que celle-ci ne peut pas produire autre chose que la violence outrancière telle que celle perpétrée par les nazis (et mes parents en ont été victimes)!
 
Et pourtant, nous sommes des milliards sur cette terre. La Chine est peut-être un grand pays mais le reste du monde l'est plus encore...si tous nous nous donnions la main de telles horreurs devraient cesser !
Je suis sensibilisée à ce problème depuis que j'ai fais le sentier Cathare et qu'à la suite de çà, je suis devenue marraine d'un enfant tibétain...et aussi parce que je me suis produite sur scène avec un artiste tibétain de grand talent Tenzin Gonpo pour mes contes du Tibet qui ont connus un très grand succès auprès du public.

ISABELLE A POSTE :
  • LA LIBERTE DES UNS S'ARRÊTENT LA OU COMMENCE CELLE DES AUTRES...
    Et pour respecter la liberté des autres ils faut savoir faire preuve d'amour et donc de bonté et aussi d'abnégation, ce qui est totalement impossible aux humainx qui sont aux pouvoir, il a été écrtit il ya plusieurs siècles avant JC :
          L'HOMME DOMINE L'HOMME A SON DETRIMENT
    Toute l'histoire depuis le début de la vie humaine jusqu'à aujourd'hui en est la preuve flagrante.
    L'histoire se répète continuellement, sans cesse :
         -Massacre et abus de pouvoir...
    Tant que les humains seront aux pouvoir rien ne changera.

  • Dourvac'h a posté :
  • Chère Dana, ces photos sont magnifiques et terribles... la honte est pour nos gouvernants qui s'aplatissent devant la mafia chinoise, militariste, nationaliste et capitaliste-cannibale...

    Tant que par la non-violence, tous les peuples de la Terre ne mettront pas dehors ces gouvernants corrompus et leurs "collabos" aux salaires mirobolants, maîtres en manipulation des esprits, tous communiant dans ce pouvoir aveugle que procure l'argent, tous ennnemis de l'intérêt public... rizn ne changera !!!

    Où est le CONTRE-POUVOIR des Bourses, des spéculateurs du CAC 40 et des banques, du FMI et de toutes ces instances de mort et d'injustices ?

    J'en veux à ces "diplomates" pitres qui vont présenter des excuses au nom de "not' Bon Maître" régnant désormais sur Sakovision publique... Bref, tant que les "esclaves" d'aujourd'hui ne couperont pas le cordon ombilical du conditionnement télévisuel (et celui des magazine "pipôls"-crétinisants, efficace "relais" du précédent), rien ne changera ! Ils asservissent la pensée de tant d'entre nous : TF1 + Télévision (ex-)Publique+ etc. = contrôle des esprits...

    Que valent des vies humaines pour ceux qui accumulent des montagnes de fric et du pouvoir stupide qu'il procure !

    Vive les Tibetains et Tibétaines LIBRES, nom de Dieu !

    Le capitalisme est finalement comme le nationalisme, le nazisme et le communisme : anthropophage et très con...

    Merci de tes mots si gentils chez moi... J'arrive toujours pas à visionner tes belles vidéos, s'cuse-moi ! Bises & Amitié sincère !

 

 


ARNOLD, MON PERE

 

Souvent, des images me reviennent.

Vingt huit ans, déjà

Et pourtant il me hante toujours,

Il est là.

Des odeurs de mousse et de bois me pénètrent

Les deux premières années de ma vie,

J’ai vécu près de lui

Dans son village d’Alsace, une maison

Près de la scierie où il travaille,

Mon père.

Il a des yeux bleus rieurs,

Un cœur tendre et bon,

Une bouche gourmande,

Et un flegme qui nous désarçonne,

Mon père.

J'ai quatre ans, il me tient la main

Parmi les petits sapins de Parilly,

Il aime me faire rêver et imaginer ses forêts

Dans le Sundgau à Hégenheim.

Souvent, nous partons en pique nique, avec lui,

Toute la famille réunie,

Entre les arbres du boulevard lyonnais,

Mon père.

Au bout de notre rue

Chantent les champs de coquelicots

Et les soirs, la chaise retournée à l’envers,

Sur le trottoir de la rue Florent, il capture

Les lucioles et le vol des hannetons par des mots.

Il me conte des histoires de bêtes et de lune,

Mon père.

Une enfance malade, il me porte dans ses bras.

Il lave au savon noir, dans le baquet sur la planche,

Les liquettes, les chaussettes d’une marmaille

Qu’il étend sur la corde au soleil.

Et repasse les vêtements de la semaine,

Il prépare les repas et les jours s’écoulent

Au rythme d’un travail acharné de ses doubles journées,

Mon père.

Pendant que je reste en chaise longue à bailler,

Car je ne peux rien faire seule,

Ni marcher, ni jouer, ni manger

Quand il y a cinq bébés derrière

Qui ont besoin de l’attention d’une mère,

D’un père.

Et attentionnés, ils le sont

En ces jours d'après guerre

Qu’il a faite durant cinq ans l’alsacien évadé

Pour ne pas supporter la honte d’être nazi

Le débarquement par le sud avec tous ses amis

Sénégalais, marocains, algériens,

Il était de ceux là, héros malgré eux,

Qui délivrèrent la France de son joug affreux,

Mon père.

Je me rappelle nos vacances dans le Sundgau,

Nos promenades avec le Saint Bernard

Parmi ses montagnes

Et nos balades sous les cerisiers

Où tels des moineaux nous nous gavons

De leurs fruits mûrs avec délectation

Et il orne mes oreilles

De ces cerises vermeilles,

Quand revenus de nos escapades

Faisons bien rire grand père.

Comme j’aime ce pays, son village

Les cigognes sur les toits

Et dans les monts, l’écho de sa voix

Où il lance une joyeuse tyrolienne

Mon père.

Lorsqu’il m’apprend à dessiner

Des paysages de neige, des sapins

Reviennent les oasis qu’il a connus

Autrefois dans cette guerre qui le hante

Mon père

Oui, je le revois souvent dans son jardin ouvrier

De Lyon La Mouche à Gerland

Cette parcelle de lui, de sa campagne,

De son Alsace, de sa terre

Qui lui collent aux semelles

Et qu’il aime et chérit tant

Comme ces légumes qu’il plante

Parmi ces roses qu’il greffe,

Lui le jardinier,

Mon père.

Je le revois aussi

M’apportant mon petit déjeuner au lit

Comme il est fier de me faire plaisir

De rendre heureuse sa grande fille,

Mon père.

Le cœur empli de fleurs et de bonté

Il a tout donné de lui,

Dans sa cabane, sous le figuier

Il est tombé là parmi ceux là

Les oiseaux et les chats

Laissant encore derrière lui

Deux fils de quatorze et seize ans,

Mon père.

Combattant et travailleur inlassable,

Amoureux de la terre

De la vie, de ma mère

Il n’a jamais démérité.

Il était ce père,

Mon père.

Dana LANG, livret de prose n°4 " Dans notre Maison Rose et Bleue" (Tous Droits Réservés)
 

    Commentaires:
     Luce à écrit :
     coucou Dana très émouvant, ce poème !!!!! bisous luce 
     Isabelle a écrit :
     Très belle et touchante prose. Vous écrivez avec votre coeur alors vos mots n'en sont que plus beau. 
   Sylvie écrit :
    Bonjour DANA, je viens de te lire, c'est vraiment très beau, la façon dont tu décris touts ces souvenirs qui te   remontent. Tu as été élevé avec beaucoup d'amour,et tu en porte encore plein vis à vis de ton papa, ça se dégage fort.
     Bisous mon amie, et continue encore et encore de nous faire voyager

 

 

TU DEVIENDRAS ROI


Dans notre maison de bois,
Dans notre maison de neige

Tu deviendras un roi

Je serai perce-neige

Dans notre maison de verre

Dans notre maison de feu

Tu verras la lumière

Et je boirai tes yeux

Dans notre maison de pierre

Dans notre maison de vœux

Tu croiras au mystère

Je te lirai les cieux

Dans notre maison de paille

Dans notre maison de lin

Tu feras ripaille

Te donnerai le pain

Dans notre maison de blé

Dans notre maison d’avoine

Tu chanteras l’été

Je danserai Antoine

Dans notre maison d’hiver

Dans notre maison de froid

Tu seras un grand père

Je ne verrai que toi

Dans notre maison d’été

Dans notre maison au chaud

Tu voudras m’écouter

Et je ne dirai mot

Dans notre maison si belle

Dans notre maison gâteau

Tu sauveras l’hirondelle

Je cherch'rai l’escargot

Dans notre maison de toile

Dans notre maison de rêve

Tu trouveras l’étoile

Je toucherai la grève

Dans notre maison mosaïque

Dans notre maison magique

Je chanterai nostalgique

La fin de si beaux jours

Dans notre maison nuages

Dans notre maison forêt

Pour les enfants sages

Chantent rossignolets

Dans notre maison Beaujolais 

Dans notre maison de mai

Danseront nos amours

Jusqu’à la fin des jours !

Dana Lang, Livret de prose N° 4 " Dans notre maison rose et bleue" (Droits Réservés).

 

 ISABELLE A POSTE : 
 Ooooh ! Joli.
 C'est très gai et très rythmé, çà pourrais presque se chanter !

DANS LE JARDIN CE PRINTEMPS

 

Dans le jardin ce printemps

Le ciel est mouillé

Et je sens le vent

Désabusée

Il pleut sur les tuiles

Et les gouttes chantent

Mes larmes

L’orage vente, tonne

Zèbrent le jardin

Eclairs sillonnent

Le jasmin

Les arbres croulent d’eau

Les fleurs se penchent

Tristement

Détrempées leurs feuilles

S’égouttent, perlent

Coulent, endeuillent

Ce matin

Les oiseaux se taisent

Ils restent dans leur nid

A l’abri

Le soleil parfois revient

Réveille leurs chants

J’espère et tu viens

Dans le champ

Aux intenses bleuets,

Marguerites

Cueillons-les vite

Pour en faire un bouquet

De couleurs vives

Tels chardonnerets

Me  ravivent

Dans ce lit qui me guette

Je lutte sans cesse

Je le rejette

Par mes rêves

Pugnace, volontaire

Travaille, m’accroche

A cette prose, ces vers

Tu t’approches

J’espère…

Je ne sais quoi…

 

Le Cergne, le 28 mai 2008 



CATROUES A ECRIT :

Coucou Dana,

Comme tous ces poêmes m'ont beaucoup touchée, je viens te le dire ou plutôt te l'écrire.
Il y a dans toutes ces phrases des images de mots d'une vie riche et pleine, mais aussi de nombreux clichés de moments difficiles... Sensibilité, émotions, larmes, discrets sourires, délires et force d'exister.

A travers la lecture de tes récits, contes et histoires fantastiques, tu transformes telle une magicienne notre imaginaire trop stérile en un grand spectacle coloré, magnifique, sentiment éphémère certes, mais si bon à regarder et écouter en soi.

Je dois dire, autant dans tes verbes  tu cognes parfois trés fort pour "réveiller" l'être et le "secouer", autant tu sais te faire pardonner en offrant ces si belles aventures de vie réelles ou illusoires...

Continues à nous faire rêver dans ce monde où le mirage et le fantastique semblent bien trop fugaces.

A bientôt, bizzz à vous deux, Cat.


ISABELLE A POSTE :

 Tous ces mots si bien choisis, dansent dans ta prose et prennent tellement sens et vie.

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