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Biographie de Ernest HEMINGWAY :
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454ème
Ernest HEMINGWAY
1899 - 1961
Découvrez la biographie de Ernest HEMINGWAY
Score : 550 653

Né le 21 juin 1899, décédé le 2 juillet 1961 (à l'âge de 62 ans)
 
Hemingway, Ernest (1899-1961), écrivain américain. Hemingway naquit à Oak Park dans l'Illinois, le 21 juillet 1899. Délaissant les études universitaires, il devint reporter au Kansas City Star puis ambulancier en Italie pendant la Première Guerre mondiale, avant de s'enrôler dans l'infanterie italienne, où il fut grièvement blessé. À la fin de la guerre, il devint correspondant à Paris du Star de Toronto. C'est là qu'il commença une carrière littéraire, encouragé par des écrivains américains expatriés, comme Ezra Pound ou Gertrude Stein. À partir de 1927, Hemingway s'installa successivement à Key West en Floride, en Espagne et en Afrique, mais, pendant la guerre civile espagnole, il retourna en Espagne comme correspondant de guerre, une fonction qu'il assuma de nouveau pendant la Seconde Guerre mondiale. À la fin de la guerre, Hemingway s'installa près de Havana, puis à Ketchum dans l'Idaho. Les récits d'Hemingway sont nourris de ses expériences diverses : personnage excessif, bon vivant, buveur notoire, mais aussi sportif, pêcheur, chasseur et amateur de corrida, il mena une vie aventureuse, où il se plaisait à cotoyer la mort.

Dépressif, il se suicida avec une arme à feu, à Ketchum, le 2 juillet 1961. Hemingway est considéré comme l'un des plus grands auteurs de l'entre-deux-guerres. Dans ses œuvres, il dépeint avec un style elliptique, parfois laconique, marqué par son expérience du journalisme et par sa volonté d'exactitude et de « réalisme », deux catégories bien distinctes de personnages : la première catégorie est celle de la « génération perdue », d'hommes et de femmes qui, à cause de la Première Guerre mondiale, n'ont plus foi dans les valeurs morales et qui vivent avec un désintérêt cynique tout ce qui ne concerne pas leurs propres quêtes émotionnelles. La seconde catégorie se compose d'aventuriers au caractère simple et aux émotions intenses, tels que des boxeurs professionnels et des toréadors.

Parmi les premières œuvres d'Hemingway, il faut citer les recueils de nouvelles Trois Histoires et dix poèmes (1923), sa toute première publication, De nos jours (1925), ensemble de contes inspirés de sa jeunesse, ou encore Hommes sans femmes (1927). Un peu plus tardif, le recueil le Gagnant ne gagne rien (1933) décrit la vie de nécessiteux en Europe. C'est avec le roman le Soleil se lève aussi (1926), qu'il établit sa renommée. En 1929, Hemingway publia son second grand roman, l'Adieu aux armes. Vinrent ensuite deux œuvres réalistes, Mort dans l'après-midi (1932), recueil de nouvelles ayant pour thème principal la tauromachie et les Vertes Collines d'Afrique (1935), ouvrage consacré à la chasse au gros gibier. Hemingway avait commencé par explorer les thèmes du désespoir et de la défaite mais, à la fin des années 1930, il s'intéressa de plus en plus aux problèmes sociaux.

Son roman En avoir ou pas (1937) et son unique pièce de théâtre, la Cinquième Colonne (1938), condamnaient avec véhémence les injustices économiques et politiques. Deux de ses nouvelles les plus connues, l'Heure triomphale de Francis Macomber et les Neiges du Kilimandjaro, furent écrites dans le même esprit. Dans le roman Pour qui sonne le glas (1940), qui s'inspire de son expérience de la guerre d'Espagne, Hemingway montra que la disparition de la liberté, en quelque lieu qu'elle se produise, met la liberté en danger dans le monde entier. Ce roman reste son œuvre la plus célèbre. Durant la décennie suivante, il écrivit encore le roman Au-delà du fleuve et sous les arbres (1950) et, en 1952, il publia le Vieil Homme et la mer, un roman puissant et héroïque, qui évoque la figure d'un vieux pêcheur cubain. Ce livre lui valut le double honneur du prix Pulitzer (1953) puis du prix Nobel de littérature (1954). Le dernier texte publié du vivant de l'auteur fut Œuvres poétiques (1960). Le reste de ses écrits fut publié de manière posthume : c'est le cas de Paris est une fête (1964), un récit de ses années parisiennes, de Hemingway en ligne (1967), et de Îles à la dérive (1970), un roman sur la mer. Une œuvre inachevée, le Jardin d'Éden, fut publiée en 1986, mais il reste encore quelque 3 000 pages de manuscrits inédites.











 

 (PHOTO DE KAREN BLIXEN EN 1918)

 "J'avais une ferme en Afrique, au pied de la montagne du Ngong"  Karen BLIXEN "Une Ferne africaine".

 

Elle naquit Dinensen le 17 avril 1885 et fut baptisée Karen Christentze. Sa famille l’appelait " Tanne ".

A la fin de 1904 (Karen a 19 ans), elle commence à travailler sur une série de contes sous le titre Histoires Vraisemblables, de style gothique, pleines de spectres, de visions et de cas de possession. Il furent publiés en 1908 sous le nom d’Osceola. Tanne allait publier deux autres contes sous ce pseudonyme.

Une fois que Tanne eut quitté l’Académie royale, elle devint une familière du " beau monde " aristocratique où elle connut les jumeaux Hans et Bror Blixen-Finecke. Tanne tomba follement amoureuse de Hans. Il ne répondit pas à sa passion. Tanne continua d’aimer Hans Blixen malgré son indifférence, du moins jusqu’à ce qu’elle épouse son frère. Bror Blixen était un épicurien zélé et courtois qui n’avait pas de plus noble but dans l’existence que se distraire.

Lorsque l’oncle de Bror, le conte Mogens Frijs, revint au Danemark d’un safari en Afrique-Orientale anglaise il leur parla de la beauté du pays et de ses fantastiques possibilités économiques. Dans cette aventure – leur mariage et leur départ pour l’inconnu – Bror et Karen devinrent des associés Un lien de dépendance et de prévenance s’établit. Il y eut certainement un autre échange important : le titre de Bror et ses relations avec la plus haute noblesse, y compris la famille royale de Suède, et la possibilité qu’avait Tanne d’accéder à la fortune de sa propre famille qui allait garantir leur ferme.

L’attirance de Karen Blixen pour les Africains avait été immédiate et sensuelle. " Ils entrèrent dans mon existence, écrivait-elle à la fin de sa vie, comme une sorte de réponse à quelque appel de ma nature profonde, peut-être à mes rêves d’enfance, où à la poésie que j’avais lue et adorée longtemps auparavant, ou aux émotions et aux instincts qui gisaient au plus profond de moi ". Elle sentait qu’elle partageait avec eux une sorte de " pacte ".

Lorsque Tanne tomba malade, le médecin lui déclara qu'elle était atteinte d'une syphilis " aussi grave que celle d’un soldat ", et lui prescrivit le seul remède qu’il avait sous la main : des pilules de mercure.

La syphilis, à l’état presque endémique chez les Masaïs, était la cause de la stérilité presque généralisée des femmes masaïs. Un compagnon de guerre du baron Blixen se souvient que " c’était un scandale pour tout le monde que Blixen ne cachât pas qu’il avait des relations avec une Noire ". Il semble possible que ces relations aient été la source de l’infection de Karen.

Karen Blixen semblait considérer sa maladie comme une occasion parfaite d’élévation spirituelle. Plus tard dans sa vie, elle la considéra rétrospectivement comme le prix qu’elle a dû payer pour acquérir non seulement son titre de baronne, mais aussi son art. Elle devait en fait prétendre qu’elle avait promis son âme au Diable, afin que toute son expérience vécue pût être utilisée dans ses contes.

Même après le diagnostic elle voulut rester mariée à Bror. Des années après ils donnaient encore l’impression d’un couple que lie une profonde et solide affection. Tanne acceptait les liaisons de Bror, et en échange, celui-ci considérait avec le sourire ses amitiés avec Erik Otter et Denys Finch Hatton. En fin de compte, c’est lui qui fut à l’origine de leur divorce.

Au début des années vingt, Denys abandonna ses autres logements et transporta ses affaires à la maison de Karen Blixen à Ngong. C’est là qu’il devait séjourner entre les safaris, durant une semaine ou deux entre des absences qui duraient plusieurs mois

Un jour Denys partit sur son avion, et devait revenir par Voï pour voir s’il y trouverait des éléphants pour l’organisation de ses safaris. Le lendemain on annonça à Tanne qu’un accident était arrivé à Voï, que Denys était tombé avec son avion et s’était tué.

Bientôt les récoltes ne couvrirent plus les frais et elle fut obligée de vendre la ferme. Avec la mort tragique de Denys tout espoir de bonheur l’avait quittée. La ruine de Karen Blixen était en fait totale. Elle avait toujours la syphilis. Désormais le mal était impossible à traiter ou à arrêter, même avec les remèdes les plus modernes. Vers la fin du mois de juillet elle embarqua pour le Danemark. Elle ne reverrait jamais plus l’Afrique.

 

Le récit de ses souvenirs en Afrique devint " La ferme africaine ", célèbre roman qui a été adapté au cinéma par Sydney Pollack sous le titre de " Out of Africa ".

Lorsque le prix de littérature fut décerné à Ernest Hemingway, celui-ci accepta cette distinction mais il déclara que cet honneur aurait dû revenir à trois autres écrivains. L’un d’eux était la " merveilleuse Isak Dinesen ".

Karen Blixen a également écrit : " Contes d’hiver ", " Le dîner de Babette ", " Les fils du roi ", " Nouveaux contes d’hiver ".

 

Rosanna Delpiano

 

Références bibliographiques :

Karen Blixen, La ferme africaine, Folio, Editions Gallimard

Judith Thurman, Karen Blixen, Biographie, Editions Seghers


Out of Africa envoyé par lecinema

Balzac Le Père Goriot
envoyé par sonarc


« J'avais entrepris une lutte insensée ! Je combattais la misère avec ma plume »
Honoré de Balzac


Biographie d' Honoré de Balzac

Né d'un père fonctionnaire impérial, Honoré de Balzac est mis en nourrice et grandit loin d'une mère qui lui préfère un enfant illégitime.
En 1814, sa famille s'installe à Paris.
Après des études de droit, il entre dans l'étude de clerc de notaire de maître Guillonet Merville.
Mais il refuse d'embrasser cette carrière et devient journaliste et romancier.
Malgré tous ses efforts, il n'entrera jamais à l'Académie française.
Impressionnant par son énergie et sa puissance de travail, Balzac a dominé le XIXème siècle et marqué l'histoire de la littérature.
Il est l'inventeur du roman moderne, véritable genre total, à la fois historique, social et privé.
"La Comédie Humaine", ensemble romanesque regroupant plus de deux mille personnages est à la fois une peinture réaliste de la société moderne et une tentative de saisir la diversité de l'espèce humaine : se voulant "le secrétaire de la réalité ", l'auteur répertorie les différents groupes sociaux et les étudie à la manière d'un scientifique.
Le roman balzacien, qu'il soit adoré ou critiqué, demeure aujourd'hui incontournable. Certains personnages de "la Comédie Humaine" comme "le Père Goriot", "Rastignac" ou "César Birotteau" sont devenus de véritables légendes littéraires.


 












1 L'Homme plantait des arbres -Giono envoyé par Quarouble



2 L'Homme plantait des arbres -Giono envoyé par Quarouble


Jean Giono
(1895-1970)

"... il (Giono) ne fait guère partie de l'histoire des idées en son temps. Il ne s'est mis dans le sillage de personne , il n'a pas fait école. On ne peut lui coller d'étiquette , ni résumer son œuvre en une ou deux formules : il s'est profondément renouvelé. Si des romans comme Un de Baumugnes, Batailles dans la montagne, Pour saluer Melville, Mort d'un personnage, Les Ames fortes et Ennemonde parvenaient sans nom d'auteur aux siècles à venir, y décèlerait-on la présence d'un même écrivain ? Quiconque n'a lu qu'un ou deux romans de lui n'a aucune idée de ce qu'il est : il faut lire tout Giono comme il faut lire tout Balzac."

 

Pierre Citron
Giono , Collection Ecrivains de Toujours,
Editions Seuil

 

 

Né à Manosque en 1895 et mort à Manosque en 1970, Jean Giono a vécu au cœur de cette Provence, dans laquelle s'est ancrée toute son œuvre. Il est d'origine modeste : son père, d'origine italienne, est un cordonnier et sa mère, d'origine provençale, est repasseuse. Fils unique, il suit ses études au collège de Manosque. En 1911, son père étant tombé malade, Jean Giono, qui n'a que 16 ans, doit arrêter ses études pour aider financièrement ses parents. Il devient employé de banque à Manosque. Il y restera, hormis la période de la première guerre mondiale, jusqu'en 1929.

La première guerre mondiale va le traumatiser. En 1916, il participe à la bataille de Verdun. Son meilleur ami ainsi que beaucoup de ses camarades sont tués. Lui, ne sera que "légèrement" gazé. Il reste choqué par l'horreur de la guerre, les massacres, la barbarie et sera un pacifiste convaincu.

Son père meurt en 1920. La même année, il épouse Elise Maurin, une jeune enseignante de Manosque. Il publie en 1924, Accompagnés de la Flûte, un premier recueil de vers.

Il écrit ensuite Naissance de l'Odyssée, qui est refusé par un éditeur et qui ne sera publié qu'en 1930. Puis il écrit Colline. Ce livre parait en mars 1929 chez Grasset et connaît un grand succès tant chez le public que chez les critiques. La même année, il publie, en Août, Un de Beaumugnes, le deuxième volet après Colline, de la Trilogie de Pan et dont Regain, publié l'année suivante sera le troisième volet. Gide, Paulhan, Chamson, et Guehenno l'encouragent avec enthousiasme. Giono décide alors de ne se consacrer qu'à l'écriture et quitte son emploi à la banque. Il achète, en s'endettant, la maison du Paraïs, sur les pentes de la colline du Mont d'Or. Il la restaurera, l'agrandira au fil des ans et l'habitera jusqu'à sa mort.

Il publie, en 1931, Regain, un roman dont l'histoire se déroule à Aubignane, un village quasi-désert des Basses-Alpes et qui va retrouver vie grâce à Panturle, un colosse sauvage et à la vieille Mamèche, une veuve qui a perdu son fils.

Durant les années trente, Giono compose des récits de plus en plus symboliques. Epiques, allégoriques et lyriques, ses romans enthousiasment la jeunesse. Giono, lui, ne perd aucune occasion d'afficher son pacifisme et de réaffirmer sa foi en la nature et en la tradition rurale. Il en appelle à une révolte contre le "machinisme" qui détruit les "vraies richesses".

Très sollicité , Giono se rapproche des communistes , mais s'en éloigne très vite, renvoyant dos à dos les systèmes capitaliste et communiste. Il publie alors de très nombreux manifestes pacifistes. Ces écrits lui vaudront d'être arrêté des le début de la seconde guerre mondiale et d'être emprisonné près de Marseille, pendant deux mois. Un non-lieu sera finalement prononcé et Giono sera libéré des obligations militaires. Il s'abstient alors de tout engagement politique et se consacre à son œuvre, notamment à la traduction de Moby Dick de Melville.

En septembre 1944, après la libération, il est à nouveau, injustement, emprisonné, notamment du fait de la rancune tenace que lui vouent les communistes. Il sera libéré en janvier 1945, sans avoir été inculpé. Il est exclu du Comité national des écrivains et ne peut rien publier pendant trois ans. Il puise dans cette mise en quarantaine, une nouvelle vigueur et une ironie incisive.

Le Giono de l'après-guerre relègue la nature au second plan et met l'homme, avec toute sa complexité et son ambiguïté, au cœur de ses romans. L'humanité y est dépeint sous une couleur sombre.

Il commence, en 1945, " Le Cycle du Hussard" avec Angelo (publié en 1958), Mort d'un personnage (1949) , Le Hussard sur le Toit (1951), et le Bonheur fou (1957). Ce cycle le place dans la lignée de Stendhal. Il publie parallèlement une série de grands récits : Un roi sans divertissement (1947), Noé (1948), Les Ames Fortes (1950), Les Grands Chemins (1951) ...

En 1954, il est élu à l'Académie Goncourt. Il publie également des Chroniques ( Voyage en Italie, Notes sur l'Affaire Dominici, Le Désastre de Pavie...) . Il se consacre aussi au cinéma : déjà avant la guerre Marcel Pagnol avait adapté Regain et un épisode de Jean le Bleu (La Femme du boulanger) . En 1958, Giono écrit le scénario de l'Eau Vive et, en 1960, il met en scène Crésus.

Giono subit un premier accident cardiaque en 1962. Il est mort le 9 octobre 1970, à la suite d'une nouvelle crise cardiaque.

 

Guy Jacquemelle

 

 

Sources Bibliographiques

Giono , Collection Ecrivains de Toujours, de Pierre Citron, Editions Seuil

Le Hussard sur le Toit de Jean Giono, étude de Marceline Jacob-Champeau (Editons Nathan)

Dictionnaire des Ecrivains français de Jean Malignon (Editions Seuil)

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