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Description moderne d'un nain.
Description moderne d'un nain.



Dans le folklore, et notamment la mythologie nordique ou la mythologie germanique où ils sont appelés Niebelungen, les nains sont des créatures de petite taille. Ils ont été mis en scène par Richard Wagner dans sa Tétralogie (L'Anneau du Nibelung).

Les nains sont aussi un des peuples de la Terre du Milieu, le monde imaginaire développé par Tolkien dans ses romans Bilbo le hobbit et Le Seigneur des anneaux. Ce concept a été repris dans de nombreuses œuvres modernes, dont notamment des jeux de rôle.

Dans la mythologie nordique, les nains ont été créés avant les hommes. Ils proviennent du cadavre du premier géant Ymir. Le Dieu Odin et ses deux frères ayant utilisé le corps de celui-ci pour créer arbres, roches et mers, ils découvrirent des vers rampant dans les plaies du mort. Ils leur donnèrent la forme d'un homme, mais les obligèrent à rester sous la terre qui était leur demeure.

Contrairement à ce que nous pensons, les nains du monde nordique (aussi appelés parfois Elfes noirs)[réf. nécessaire] ne sont pas particulièrement petits, mais en général fort hideux. La mythologie parle de nains gigantesques (les quatre nains situés aux points cardinaux et qui soutiennent la voûte céleste par exemple), de minuscules, d'autres de la taille d'un humain. Ils sont en revanche bien associés au monde souterrain.
Les nains sont réputés être d'habiles artisans et de bons mineurs. Ils ont par exemple créé Mjöllnir, le marteau de Thor, Draupnir, l'anneau d'Odin ou encore Gleipnir, le collier de Freyja, capable de retenir Fenrir .
Contrairement aux Elfes, ils peuvent être fourbes et dangereux.

Les nains dans les pays slaves :

Les nains sont très présents dans l’univers enfantin en Pologne ; leur nom, krasnoludek (pl. krasnoludki), vient de « krasny » – rouge dans beaucoup de langues slaves, la couleur du chapeau des créatures, et « ludek » – bonhomme. Maria Konopnicka décrivit de près leurs vies et leurs habitudes, et ses écrits constituent une preuve de la bonté intrinsèque des nains qui contribuent, de façon souvent imperceptible aux humains, au bien-être de ces derniers.




COMMENTAIRES :
Jolie vidéo, j'aime beaucoup les nains.
Je les trouve trop "chou".
Sylvie


Quand la fée des glaces passe par là...


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LOUP-GAROU

                                        ‘L’Arbre aux mille et une Paroles ’

                       (Ce conte m’a été raconté par un conteur du Québec…)

                                                       DANA LANG

                              Conteur Auteur Interprète Metteur en Scène.

 

 

            Il fait un hiver très rude, très enneigé !

            Ce soir-là, je rentre chez moi sur mon traîneau et je m’arrête un instant au café pour me réchauffer et entendre les nouvelles du pays. Dans un coin plusieurs personnes jouent aux cartes et devisent tranquillement. Parmi eux je reconnais mon voisin et je le salue d’un signe de tête. Lui me regarde avec un drôle de regard. Jamais je n’avais remarqué auparavant cet éclat noir dans ses yeux, ses prunelles enflammées presque agressives et irrésistiblement je ne peux plus détacher mon regard de cette étrangeté…

 

             Il est près de minuit lorsque je vois mon voisin se lever précipitamment de sa chaise et se jeter sur la porte de sortie. J’entends le jappement affolé de ses chiens impatients, le claquement sec de son fouet et le traîneau glisser sur la neige…Il part…De toute évidence il rentre chez lui…

            Sans trop savoir pourquoi je prends la porte moi aussi quelques minutes après lui…

 

            Les traces de son traîneau m’indiquent la route à suivre…et…je les suis…

            Au bout d’un moment près de la forêt je vois ses chiens…immobilisés… 

---Tiens il ne va donc pas chez lui ? Près de la forêt ?...mais ?...où est-il passé ?

 

            J’allume ma torche…et je remarque…des traces…de pas…dans la neige…En proie à une sourde inquiétude…je prends mon fusil et…malgré moi…je suis une nouvelle fois…ces traces dans la neige…

            Mais sur le chemin forestier…aux traces de pas de l’homme…succèdent des traces de pas…de loup ! Interloqué !…Je m’arrête…j’essaie de comprendre…ce mystère !

            Mon voisin a du suivre un loup ou peut-être l’a-t-il agressé ?...Cependant…nulle trace

de lutte…nulle trace de sang ?

            C’est incroyable ! Et comment…comprendre…que des pas puisse se transformer en empreintes de pattes de loup ? Je tourne et retourne ce mystère dans ma tête ! Mais…toujours emporté par je ne sais…quelle curiosité je continue à suivre les empreintes dans la neige…

            Soudain mon cœur bondit !...là, là il y a…un LOUP !

            C’est donc lui ce loup que je suis à la trace depuis si longtemps ? J’épaule mon fusil…Lui…tout à coup me fait front…me regarde…

            Alors…soudain…ce regard…me fige… ! Ce regard…je le connais…je l’ai déjà vu…je ne peux pas l’oublier…je ne peux pas me tromper ! Et pourtant…je tire !

            Le loup blessé à la patte avant droite s’enfuit en hurlant !

            Je remarque…le sang sur le sol !

            Puis décontenancé, abasourdi je renonce à la lutte…tout à coup épuisé je décide de rentrer !

            Deux jours après…dans le même café…je rencontre…de nouveau…mon voisin…    

 

 

            Il tient son bras droit…blessé…plié…dans une écharpe… !






   Enfants loups...Enfants sauvages


Le livre de la jungle, 1942

 

En l'an 1858, William Henry Sleeman rapporte dans " A journey through the Kingdom of Oude " qu'il se trouvait en 1850 au royaume de Oude, dans les Indes, afin d'y combattre les redoutables guerriers Thugs. Au cours de cette campagne, il se trouva confronté, à sept cas précis d'enfants humains adoptés par des louves allaitant encore leurs portées ou bien par des couples.

En fait les cas d'adoptions d'enfants sont nombreux de par le monde et particulièrement aux Indes ou ils se comptèrent par dizaines ou plus et ce pratiquement jusqu'à nos jours, dès qu'on pris la peine de les étudier et de les recenser, c'est à dire depuis la deuxième moitié du xixème siècle.

Le plus célèbre d'entre eux reste bien entendu Mowgli du nom moins célèbre "Livre de la Jungle" de Rudyard Kipling qui enchanta et fit rêver tant de jeunes et de moins jeunes lecteurs. Si le nom de Mowgli est inventé et si l'histoire est enjolivée, elle est quand même basée sur des faits bien réels.

De telle histoires, dont l'authenticité à été prouvée dans la majeure partie des cas, sont légion en Inde. Dans d'autres pays, on a souvent découvert des enfants humain qui avaient partagé la tanière des loups, grandis avec des louveteaux et copié leur comportement.

Même si cela paraît aberrant, il est bien réel que subsistent encore de nos jours, des Mowgli féminins et masculins. Mais que sont-ils au juste, des enfants loups ou des enfants humains ensauvagés ? Les profondes et encore inaccessibles forêts asiatiques recèlent encore bien des secrets.

En Inde, si un très jeune enfant est abandonné volontairement ou perdu, on ne cherche pas vraiment à le retouver, cela coûte trop cher ! Souventes fois les gens le disent adopté par les loups. Et cela, s'il s'agit d'un garçon, pour les filles, c'est bien pire. C'est presque d'une manière systématique que les familles villageoises pauvres les rejettent, ne pouvant les nourrir et encore moins les doter à leurs épousailles. Il faut donc s'en débarrasser et pour cela on les déposent à l'orée du village, le soir, espérant qu'un sort favorable mettra l'enfant sur le chemin d'une louve proche de tenir famille ou ayant donné le jour récemment. C'est dire si on se fie à son instinct maternel. Mais il n'y a pas toujours une louve qui passe miraculesement et c'est dans la gueule du tigre que s'achève la courte vie de la petite humaine. Durant la déjà lointaine période d'occupation britannique, le nombre de tanières occupées par d'étranges louvarts, découvertes par les autorités et mentionnées par les gazettes coloniales, fut très important.

Comme les personnes atteintes de lupémanie, les êtres trouvés couraient à quatre pattes, grondaient, mordaient ceux qui tentaient de les saisir (On les comprend !) lapaient l'eau et se nourissaient de viandes crues souvent décomposées. Une histoire vraie, la plus connue d'ailleurs internationalement, est celle de deux fillettes, Amala et Kamala, qui furent arrachées à leur famille de loups et moururent sans atteindre leur vingt ans, de misère physiologique et de tristesse, toujours regardant la forêt par les fenêtres de leur hôpital. Ces deux enfants remirent en cause l'inné et l'acquis, posant le problème de l'épais mystère de la nature humaine.

Les scientifiques s'interrogent encore sur les possibilités de survie des enfants loups. Ils se demandent aussi quelles sont les aptitudes et les qualités maternelles des louves qui adoptent les petits d'humains.

Mais nous savons à quel point la louve est maternelle, cela n'a rien d'une légende. Les Turcs croient qu'à l'aube des temps, ils furent allaités par des louves et c'est encore à cause des jumeaux Rémus et Romulus, mythe fondateur de la civilisation romaine, que les Italiens font preuve de tant d'intelligente tolérance envers canis lupus. Perçu comme un sauveur depuis des millénaires, le loup est non seulement accepté dans ce pays, mais la cohabitation est réelle. Les Français hostiles aux loups seraient bien avisés d'en faire autant au lieu de vouloir les soustraire à une nature qui à besoin de leur retour.


Homme sauvage illustrant un livre de Psaumes (1350)

 

 

Bibliographie
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homme-loup

 

ABRAHAM  Nicolas, TÖROK Maria. Le Verbier de l’homme aux loups.
éd. Flammarion, 1999. Association Freudienne Internationale.

ABRAHAM  Nicolas, TÖROK Maria. Les embarras des psychanalistes devant le cas de l’homme aux loups.
éd. Association Freudienne, 1997

FLEMI. De Freud et de ses patients: L’homme aux loups.  
éd. Hachette, 1986

FREUD Sigmund. L’homme aux loups.
éd. P.U.F, 1970

GINESTE Thierry. Victor de l’Aveyron: dernier enfant sauvage.
éd. Hachette, 1993

ITARD Jean-Marc. Il y a 150 ans, l’enfant sauvage.
éd. Lieux de l’enfance, 1988

MAHONY Patrick J. Les hurlements de l’homme aux loups.
éd. P.U.F, 1995

MALSON Lucien. Les enfants Sauvages.
éd. Union Générale d’éditions, 1964

MARINOV Vladimir. Rêve et Séduction: art de l’homme aux loups.  
ed. P.U.F, 1999

PINKOLA-ESTES Clarissa. La femme qui court avec les loups.

SINGH A.T. Zing. L'homme en friche: de l' enfant-loup à Kaspar Hauser.
éd. Complexe, 1980

Bête du Gévaudan

 

« Figure du Monstre, qui désole le Gévaudan »
« Figure du Monstre, qui désole le Gévaudan »

La Bête du Gévaudan est un animal légendaire, responsable d'une centaine d'attaques mortelles dans le Gévaudan (centre de la France) au XVIIIe siècle.

Sous ce terme de « Bête du Gévaudan », on regroupe une série d'événements qui eurent lieu du 30 juin 1764 au 19 juin 1767. Durant cette période, au moins cent quatre attaques mortelles et de nombreuses autres, non mortelles, furent attribuées à l'animal (considéré d'abord comme un loup) ou à plusieurs animaux.

Sommaire

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Localisation [modifier]

La Bête a sévi dans le diocèse du Gévaudan, qui, de nos jours correspond au département de la Lozère, et des parties du Cantal et de la Haute-Loire.

Le Gévaudan est un pays sauvage délimité :

soit un territoire de 6 500 km².

L'environnement du Gévaudan est constitué de vallées et de montagnes très boisées. Les villages sont éloignés de plusieurs kilomètres les uns des autres, et la rareté des routes à l'époque de l'affaire rendait les déplacements difficiles, longs et dangereux.

Sur le lieu de la mort de la Bête : les montagnes de Margeride sont constituées de landes à bruyères, pins et myrtilles, de blocs de granit et de hêtraies dans les pentes. Elles étaient bien moins boisées à cette époque qu'actuellement (vastes plantations d'épicéas) et les troupeaux de moutons pouvaient donc paître très haut. Mais elles ont un climat très rude (il y subsiste des plantes de l'âge glaciaire) rendant impossibles les battues d'hiver, et les chevaux des chasseurs s'embourbaient même dans les nombreuses tourbières (les "sognes" ou "molières").

Les attaques [modifier]

La première victime officielle de la Bête fut Jeanne Boulet, jeune fille âgée de quatorze ans, tuée le 30 juin 1764, au village des Hubacs (près de Langogne) dans la paroisse de Saint-Étienne-de-Lugdarès en Vivarais. La victime fut enterrée « sans sacrements », n'ayant pu se confesser avant sa mort. On relève toutefois que la consignation de sa mort par le curé de la paroisse mentionne[1] qu'elle fut victime de la bête féroce, ce qui suggère qu'elle ne fut pas la première victime réelle mais seulement la première déclarée... Suivra un carnage qui va terroriser la région pendant trois ans.

Les conjectures [modifier]

Certains supposent (sans qu'aucune preuve ait pour le moment été apportée) qu'un homme avait dressé un ou plusieurs croisements de chiens et de loups en leur apprenant à se nourrir de chair humaine. Certains indices pourraient laisser penser que cet homme ou ces hommes auraient été des détraqués sexuels (selon des témoignages de l'époque, la "bête" a déshabillé et décapité certaines de ses victimes). Parmi les suspects figure une famille défavorablement connue dans la région, les Chastel. L'emprisonnement des Chastel (de courte durée, pour des motifs d'outrage aux autorités venues chasser la bête) n'eut cependant aucune incidence notable sur les attaques.

D'autres hypothèses évoquent plus simplement un ou des animaux sauvages : loups, hybrides de loups et de chiens, hyène, ours, lion, singe, échappés des mains de leur conducteur. À moins que certains criminels n'aient profité des circonstances pour mettre leurs propres crimes sur le compte d'animaux.

La traque [modifier]

Devant l'ampleur de l'affaire, les autorités se décidèrent à faire appel à divers chasseurs afin d'organiser des battues auxquelles participa de plus en plus de monde. Dragons, louvetiers et porte-arquebuse du roi se succédèrent alors pour « courir sus à la Bête ». Les résultats furent, à tout le moins, décevants. Il faudra attendre le 20 septembre 1765 pour qu'un grand loup soit abattu par le porte-arquebuse du roi, François Antoine (souvent surnommé, par erreur, de Beauterne). La « Bête », ou du moins ce qui en tenait lieu puisque l'animal tué était bien un loup, fut naturalisée et envoyée à Versailles puis déposée au Cabinet du Roi, futur Muséum national d'histoire naturelle. Pour le roi Louis XV et la Cour, l'affaire était close...

Le calme sembla revenir, mais en décembre, les crimes reprenaient. Les autorités se désintéressaient alors de l'affaire, concluant à des coïncidences. Le pays du Gévaudan allait devoir vivre presque encore deux ans avec « sa Bête », celle-ci ne faisant cependant « que » six morts en 1766 et dix-huit durant les six premiers mois de 1767 malgré les continuelles battues (celles de 1765 comptèrent jusqu'à trente mille personnes, paysans pour la plupart). Enfin, le 19 juin 1767, au cours d'une chasse dans les bois de la Ténazeyre, au lieu-dit la Sogne d'Auvers, c'est Jean Chastel (lequel avait été précédemment emprisonné ainsi qu'il a été dit), un homme du hameau de la Besseyre-Saint-Mary, qui abat un animal ressemblant à un loup d'une taille très importante. Des récits ultérieurs relatèrent l'histoire, disant cet homme étrange et le soupçonnant de sorcellerie, lui faisant employer une balle bénite. Il est, en revanche, avéré que les agressions cessèrent à compter de cette date.

Les mystères [modifier]

Outre le fait que la Bête ait fait un nombre considérable de victimes, de nombreux détails la concernant sont curieux :

  • Sa nature morphologique : c'est très certainement un canidé, mais d'aspect inhabituel. Il pourrait s'agir d'un hybride de chien et de loup (cf rapport du notaire Marin, rédigé dans les heures qui ont suivi la mort de la Bête).
  • Sa relative invulnérabilité : le manque d'efficacité des armes a fait supposer qu'elle a pu porter parfois une cuirasse, par exemple faite en peaux de sanglier.
  • Son ubiquité : la bête est aperçue dans un très faible intervalle de temps en des lieux distants de plusieurs kilomètres les uns des autres. Ces distances, bien qu'extrêmes dans certains cas, restent cependant envisageables pour un seul animal.
  • Sa familiarité, son audace : elle ne semble pas craindre l'homme. Au moins vingt-deux fois, des victimes ont été attaquées en plein village et presque toutes les attaques ont eu lieu de jour.
  • Son agressivité : la bête ne semble pas attaquer uniquement sous l'impulsion de la faim et fait preuve d'un grand acharnement.
  • Son agilité : exceptionnelle aux yeux des témoins.
  • La mise en scène humaine dans certains meurtres (habits disposés près de la victime selon des sources non authentifiables).

Tentatives d'explication [modifier]

Malgré le fait que les sources d'époque soient parfois peu fiables ou mal interprétées, notamment sur les lieux et les scènes exactes des carnages, un certain nombre de points obligent à privilégier un faisceau de probabilités qui dessinent un tableau s'approchant sans doute de la réalité.

  • L'hypothèse surnaturelle n'est pas prise en compte.
  • Les agressions ne peuvent pas toutes être l'œuvre d'un homme (toutes les personnes ayant survécu à une attaque ont décrit un animal dans les témoignages authentifiés).
  • Il semble que les agressions ont diverses origines, attaques classiques de loups, mais surtout attaques d'une bête particulière. On ne peut évidemment exclure, mais cela n'est pas prouvé, des attaques d'un ou de plusieurs criminels profitant du contexte.
  • L'hypothèse d'une mise en scène dans le cas de la bête tuée par François Antoine (utilisant un loup de taille spectaculaire amené du zoo de Paris) ne repose que sur des conjectures sans preuves. En effet, le zoo de Vincennes est né de l'exposition coloniale de 1931 et la ménagerie du Jardin des Plantes n'a vu le jour que sous Napoléon Ier...
  • La bête tuée par Jean Chastel pourrait avoir été un animal apprivoisé et entraîné à tuer, selon certaines théories ; en tout cas, sa description est, de toute évidence, celle d'un canidé.
  • Aucune preuve ne permet d'accuser la famille Chastel ni la noblesse locale qui aurait couvert ses agissements.
  • L'usage du terme "bête" (au lieu de "loup") par les témoins, alors que cet animal bien connu dans les campagnes de l'époque aurait dû être identifié sans conteste, est plus que troublant. De plus, les loups chassent généralement en meute, et il est admis par les spécialistes que les attaques de loups contre des êtres humains sont très rares. Le loup, même affamé, craint en effet l'humain, surtout s'il est seul face à lui.
  • Le fait que toutes les victimes n'ayant pas réchappé aux attaques aient été des femmes et des enfants, s'il peut de prime abord faire penser à l'œuvre d'un tueur sadique, s'explique sans doute par les circonstances de l'époque : ces victimes - souvent très jeunes - gardaient seules les troupeaux et constituaient donc des proies plus faciles que les hommes travaillant, eux, la plupart du temps en groupe et munis d'outils (faux, fourche, hache, ...) pouvant aisément se transformer en armes de défense.

Quoi qu'il en soit, Jean Chastel a tué une bête reconnue comme étant LA Bête par de nombreux témoins, y compris des rescapés d'attaques, dont la description mentionne qu'elle fait penser à un loup mais n'en est pas un, et les attaques ont cessé à compter de ce moment...

Pourtant, en 1819, dans un petit fascicule vendu un franc au Jardin des Plantes, on pouvait lire: « Description de ce qu’il y a de remarquable à la Ménagerie et au Cabinet d’Histoire Naturelle, concernant la vie et les habitudes des Animaux féroces qui sont renfermés tant à la Ménagerie que dans la Vallée Suisse : Suivie des Curiosités qui se trouvent au Cabinet d’Histoire Naturelle. Imprimerie J. MORONVAL, Paris, 1819. » aux pages 5 et 6 : « 5. La Hyenne barrée d’Orient.- ... Ce féroce et indomptable animal est rangé dans la classe du loup cervier ; il habite l’Egypte, il parcourt les tombeaux pour en arracher les cadavres ; le jour, il attaque les hommes, les femmes et les enfans, et les dévore. Il porte une crinière sur son dos, barrée comme le tigre royal ; celle-ci est de la même espèce que celle que l’on voit au cabinet d’Histoire Naturelle, et qui a dévoré, dans le Gévaudan, une grande quantité de personnes ». Ce petit fascicule est toujours consultable à la Bibliothèque Centrale du Muséum National d’Histoire Naturelle, 38 rue Geoffroy Saint Hilaire Paris 5 où il est archivé sous la cote : 8° Rés. 48.

Cet animal est donc clairement identifié comme une hyène rayée et non comme un loup. Ce spécimen naturalisé n'est plus présent dans les collections du Muséum National d'Histoire Naturelle. Quid de l'animal "que l'on voit au cabinet d'Histoire Naturelle, et qui a dévoré, dans le Gévaudan, une grande quantité de personnes" ? Le loup tué par François Antoine ? La bête tuée par Jean Chastel ? Le mystère reste entier ...

Les sites touristiques [modifier]

Sculpture de la bête du Gévaudan à Saugues
Sculpture de la bête du Gévaudan à Saugues
  • Musée de la Bête du Gévaudan à Saugues : il restitue remarquablement, par des personnages en plâtre et des effets sonores, l'atmosphère de terreur qui régna entre 1764 et 1767 dans la région de Saugues. Une statue monumentale se dresse également dans le village ainsi que d'innombrables représentations.
  • Une statue se trouve au village d'Auvers : Marie Jeanne Vallet combattant la Bête, par le sculpteur Ph. Kaeppelin.
  • Une stèle à la mémoire de Jean Chastel, le vainqueur de la Bête, se trouve dans le village de La Besseyre-Saint-Mary.
  • Une statue de la Bête du Gévaudan sculptée par Auricoste figure à Marvejols.

Références [modifier]

  1. Acte visible sur le site des AD07, commune de Saint Étienne de Lugdares, types d'acte : baptêmes, mariages et sépultures datés de 1757 à 1780, page 113 [1]

Voir aussi [modifier]

Représentations en fictions [modifier]

  • La Bête du Gévaudan, dramatique de la série Le Tribunal de l'impossible diffusée en 1967 (ORTF).
  • Le Pacte des loups, film de Christophe Gans (2001)
  • La Bête du Gévaudan, téléfilm de Patrick Volson (2003)
  • La Bestia, Adrien Pouchalsac et Jan Turek, 2006, BD aux Editions Bois Sans Feuille.
  • Gévaudan, Philippe Mignaval, 2006, roman aux éditions du Pré aux Clercs.

Bibliographie [modifier]


Lien externe [modifier]