Des ombres bleues se glissent dans le jardin
Des senteurs de mélisse et de romarin
De phloxs, de roses, de seringats
Des oiseaux se gargarisent dans leurs bains
Des doigts de fées s’agitent sous la brise
Et je sens le souffle léger des fées
Elles s’éveillent et s’animent légères
Comme des ailes de papillons
Les lutins les suivent, tournent en rond
C’est l’heure du solstice d’été
Et la lune sur le ciel sourit
Toutes s’en viennent pour laver leurs bébés
L’eau murmure entre les pierres moussues
Les pieds des fées s’avancent délicats
Une biche s’approche et boit
Le renard se faufile sans bruit
Et la louve observe intriguée
Ce ballet incessant et joli
Le bébé s’accroche à sa mère
Et le faon regarde extasié
La scène du bain des bébés
Un corbeau croasse, une grenouille coasse
Affolent les fées éthérées
Qui s’envolent au-dessus des prés
Déjà le matin se lève
Sur le lac la brume se répand
Et le soleil darde ses rayons
Réveille-toi voyons
Entend le concert des oiseaux
Avant que le jour ne se lève.
Le printemps explose sur les prés
Les fleurs de tous côtés m’enchantent
Il faut aller le retrouver…
Dana Lang, le 15 mai 2008, extraits de livret de prose 4 « dans notre maison rose et bleue » (Droits Réservés).
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