Dans ces années là, 1989-1990, je passe de très nombreux week-end et les vacances dans cette région de France particulièrement belle. J'aime Briançon et je découvre la beauté de ses paysages
grandioses. La haute vallée de la Clarée me laisse le souffle court devant tant de majesté. Mongenèvre et son versant italien, la vallée de la Vallouise, la Queyras, les Ays me laisse un souvenir
merveilleux. Quel enchantement que ce pays avec ses mélèzes aux couleurs flamboyantes en automne.
Dana Lang, à suivre dans "Les Sanglots du Vent" (biographie)
Né le 21 juin 1899, décédé le 2 juillet 1961 (à l'âge de 62 ans)
Hemingway, Ernest (1899-1961), écrivain américain. Hemingway naquit à Oak Park dans l'Illinois, le 21 juillet 1899. Délaissant les études universitaires, il devint reporter au Kansas
City Star puis ambulancier en Italie pendant la Première Guerre mondiale, avant de s'enrôler dans l'infanterie italienne, où il fut grièvement blessé. À la fin de la guerre, il devint
correspondant à Paris du Star de Toronto. C'est là qu'il commença une carrière littéraire, encouragé par des écrivains américains expatriés, comme Ezra Pound ou Gertrude Stein. À partir
de 1927, Hemingway s'installa successivement à Key West en Floride, en Espagne et en Afrique, mais, pendant la guerre civile espagnole, il retourna en Espagne comme correspondant de
guerre, une fonction qu'il assuma de nouveau pendant la Seconde Guerre mondiale. À la fin de la guerre, Hemingway s'installa près de Havana, puis à Ketchum dans l'Idaho. Les récits
d'Hemingway sont nourris de ses expériences diverses : personnage excessif, bon vivant, buveur notoire, mais aussi sportif, pêcheur, chasseur et amateur de corrida, il mena une vie
aventureuse, où il se plaisait à cotoyer la mort.
Dépressif, il se suicida avec une arme à feu, à Ketchum, le 2 juillet 1961. Hemingway est considéré comme l'un des plus grands auteurs de l'entre-deux-guerres. Dans ses œuvres, il
dépeint avec un style elliptique, parfois laconique, marqué par son expérience du journalisme et par sa volonté d'exactitude et de « réalisme », deux catégories bien distinctes de
personnages : la première catégorie est celle de la « génération perdue », d'hommes et de femmes qui, à cause de la Première Guerre mondiale, n'ont plus foi dans les valeurs morales et
qui vivent avec un désintérêt cynique tout ce qui ne concerne pas leurs propres quêtes émotionnelles. La seconde catégorie se compose d'aventuriers au caractère simple et aux émotions
intenses, tels que des boxeurs professionnels et des toréadors.
Parmi les premières œuvres d'Hemingway, il faut citer les recueils de nouvelles Trois Histoires et dix poèmes (1923), sa toute première publication, De nos jours (1925), ensemble de
contes inspirés de sa jeunesse, ou encore Hommes sans femmes (1927). Un peu plus tardif, le recueil le Gagnant ne gagne rien (1933) décrit la vie de nécessiteux en Europe. C'est avec le
roman le Soleil se lève aussi (1926), qu'il établit sa renommée. En 1929, Hemingway publia son second grand roman, l'Adieu aux armes. Vinrent ensuite deux œuvres réalistes, Mort dans
l'après-midi (1932), recueil de nouvelles ayant pour thème principal la tauromachie et les Vertes Collines d'Afrique (1935), ouvrage consacré à la chasse au gros gibier. Hemingway avait
commencé par explorer les thèmes du désespoir et de la défaite mais, à la fin des années 1930, il s'intéressa de plus en plus aux problèmes sociaux.
Son roman En avoir ou pas (1937) et son unique pièce de théâtre, la Cinquième Colonne (1938), condamnaient avec véhémence les injustices économiques et politiques. Deux de ses nouvelles
les plus connues, l'Heure triomphale de Francis Macomber et les Neiges du Kilimandjaro, furent écrites dans le même esprit. Dans le roman Pour qui sonne le glas (1940), qui s'inspire de
son expérience de la guerre d'Espagne, Hemingway montra que la disparition de la liberté, en quelque lieu qu'elle se produise, met la liberté en danger dans le monde entier. Ce roman
reste son œuvre la plus célèbre. Durant la décennie suivante, il écrivit encore le roman Au-delà du fleuve et sous les arbres (1950) et, en 1952, il publia le Vieil Homme et la mer, un
roman puissant et héroïque, qui évoque la figure d'un vieux pêcheur cubain. Ce livre lui valut le double honneur du prix Pulitzer (1953) puis du prix Nobel de littérature (1954). Le
dernier texte publié du vivant de l'auteur fut Œuvres poétiques (1960). Le reste de ses écrits fut publié de manière posthume : c'est le cas de Paris est une fête (1964), un récit de
ses années parisiennes, de Hemingway en ligne (1967), et de Îles à la dérive (1970), un roman sur la mer. Une œuvre inachevée, le Jardin d'Éden, fut publiée en 1986, mais il reste
encore quelque 3 000 pages de manuscrits inédites.
"J'avais une ferme en Afrique, au pied de la montagne du Ngong" Karen BLIXEN "Une Ferne africaine".
Elle naquit Dinensen le 17 avril 1885 et fut baptisée Karen Christentze. Sa famille l’appelait " Tanne ".
A la fin de 1904 (Karen a 19 ans), elle commence à travailler sur une série de contes sous le titre Histoires
Vraisemblables, de style gothique, pleines de spectres, de visions et de cas de possession. Il furent publiés en 1908 sous le nom d’Osceola. Tanne allait publier deux autres contes sous ce
pseudonyme.
Une fois que Tanne eut quitté l’Académie royale, elle devint une familière du " beau monde " aristocratique où elle connut les
jumeaux Hans et Bror Blixen-Finecke. Tanne tomba follement amoureuse de Hans. Il ne répondit pas à sa passion. Tanne continua d’aimer Hans Blixen malgré son indifférence, du moins jusqu’à ce
qu’elle épouse son frère. Bror Blixen était un épicurien zélé et courtois qui n’avait pas de plus noble but dans l’existence que se distraire.
Lorsque l’oncle de Bror, le conte Mogens Frijs, revint au Danemark d’un safari en Afrique-Orientale anglaise il leur parla de la
beauté du pays et de ses fantastiques possibilités économiques. Dans cette aventure – leur mariage et leur départ pour l’inconnu – Bror et Karen devinrent des associés Un lien de dépendance et de
prévenance s’établit. Il y eut certainement un autre échange important : le titre de Bror et ses relations avec la plus haute noblesse, y compris la famille royale de Suède, et la possibilité
qu’avait Tanne d’accéder à la fortune de sa propre famille qui allait garantir leur ferme.
L’attirance de Karen Blixen pour les Africains avait été immédiate et sensuelle. " Ils entrèrent dans mon existence,
écrivait-elle à la fin de sa vie, comme une sorte de réponse à quelque appel de ma nature profonde, peut-être à mes rêves d’enfance, où à la poésie que j’avais lue et adorée longtemps auparavant,
ou aux émotions et aux instincts qui gisaient au plus profond de moi ". Elle sentait qu’elle partageait avec eux une sorte de " pacte ".
Lorsque Tanne tomba malade, le médecin lui déclara qu'elle était atteinte d'une syphilis " aussi grave que celle d’un soldat ",
et lui prescrivit le seul remède qu’il avait sous la main : des pilules de mercure.
La syphilis, à l’état presque endémique chez les Masaïs, était la cause de la stérilité presque généralisée des femmes masaïs.
Un compagnon de guerre du baron Blixen se souvient que " c’était un scandale pour tout le monde que Blixen ne cachât pas qu’il avait des relations avec une Noire ". Il semble possible que ces
relations aient été la source de l’infection de Karen.
Karen Blixen semblait considérer sa maladie comme une occasion parfaite d’élévation spirituelle. Plus tard dans sa vie, elle la
considéra rétrospectivement comme le prix qu’elle a dû payer pour acquérir non seulement son titre de baronne, mais aussi son art. Elle devait en fait prétendre qu’elle avait promis son âme au
Diable, afin que toute son expérience vécue pût être utilisée dans ses contes.
Même après le diagnostic elle voulut rester mariée à Bror. Des années après ils donnaient encore l’impression d’un couple que
lie une profonde et solide affection. Tanne acceptait les liaisons de Bror, et en échange, celui-ci considérait avec le sourire ses amitiés avec Erik Otter et Denys Finch Hatton. En fin de
compte, c’est lui qui fut à l’origine de leur divorce.
Au début des années vingt, Denys abandonna ses autres logements et transporta ses affaires à la maison de Karen Blixen à Ngong.
C’est là qu’il devait séjourner entre les safaris, durant une semaine ou deux entre des absences qui duraient plusieurs mois
Un jour Denys partit sur son avion, et devait revenir par Voï pour voir s’il y trouverait des éléphants pour l’organisation de
ses safaris. Le lendemain on annonça à Tanne qu’un accident était arrivé à Voï, que Denys était tombé avec son avion et s’était tué.
Bientôt les récoltes ne couvrirent plus les frais et elle fut obligée de vendre la ferme. Avec la mort tragique de Denys tout
espoir de bonheur l’avait quittée. La ruine de Karen Blixen était en fait totale. Elle avait toujours la syphilis. Désormais le mal était impossible à traiter ou à arrêter, même avec les remèdes
les plus modernes. Vers la fin du mois de juillet elle embarqua pour le Danemark. Elle ne reverrait jamais plus l’Afrique.
Le récit de ses souvenirs en Afrique devint " La ferme africaine ", célèbre roman qui a été adapté au cinéma par Sydney Pollack
sous le titre de " Out of Africa ".
Lorsque le prix de littérature fut décerné à Ernest Hemingway, celui-ci accepta cette distinction mais il déclara que cet
honneur aurait dû revenir à trois autres écrivains. L’un d’eux était la " merveilleuse Isak Dinesen ".
Karen Blixen a également écrit : " Contes d’hiver ", " Le dîner de Babette ", " Les fils du roi ", " Nouveaux contes d’hiver
".
Rosanna Delpiano
Références bibliographiques :
Karen Blixen, La ferme africaine, Folio, Editions Gallimard
Par le plus grand des hasards, je connu l'immense bonheur de me rendre au Kenya. Ce fut une véritable aventure.
Par suite d'un orage et d'une avarie l'avion dû se poser à Naïrobi. Notre groupe dû loger au centre de la ville dans un grand hôtel au décor anglais, vestige d'un temps passé.
Puis, le lendemain embarqué dans un matatou lancé à toute vitesse à travers la ville et sur la piste nous pensions mourir cent fois. Le groupe, la peur au ventre à l'idée de reprendre cet
avion jusqu'à Monbassa commençait à être pris de folie collective. Je restais stoïque en me disant, comme toujours avant de prendre un avion "advienne que pourra". Les gens autour de
moi blémissaient de minutes en minutes. Quelques heures plus tard, nous atterrissions à Monbassa dans une chaleur à crever. Puis nous prenions un car en direction de notre hôtel en bord de
mer.
L'Hôtel était niché dans une végétation luxuriante où de nombreux singes déambulaient de branche et branche, s'exhibaient, sifflaient, criaient, volaient. Des singes verts en famille souvent
avec de très jeunes agrippés dans leurs bras, s'invitaient à nos tables, chapardeaient les restes d'un déjeuner. Un bar s'offrait à nous près de la plage de sable blanc de l'océan
indien. Le soir, après le farniente, nous avions des danseurs et des percussions africaines venus là pour nous divertir. Nous passions ici, trois jours très agréables où la chaleur se
faisait parfois suffocante.
Ensuite, au lieu de suivre les autres en avion, la personne qui m'accompagnait eut envie de rejoindre Naïrobi par le train de nuit qui ne roulait plus de jour de crainte d'être stoppé
trop souvent par les troupeaux sauvages. Il s'arrêtait dans chaque village et nous mîmes 15 heures pour parvenir à destination. La population grimpait dans le train avec leurs sacs de
provision, des régimes de bananes aussi à l'aise que dans les matatous bariolés surchargés de voyageurs, de bagages et de vivres.
J'ai eu la chance de me trouver en safari photos durant deux semaines, l'occasion pour moi de découvrir la maison d'Hemingway et surtout la ferme de Karen Blixen, conteuse danoise née le 17
avril 1885 et disparue le 7 septembre 1962.J'eus l'impression étrange d'avoir vécue ici, de revenir dans un endroit, un
pays connu, je me trouvais stupide et pourtant je fus prise d'une irrésistible crise de larmes. Voilà que je pleurais en visitant sa maison.
Je connu une joie immense durant les safaris où nous étions accompagné par James un guide masaï d'une très grande beauté, une âme sensible et pure. J'avais le chic pour apercevoir de très
loin un animal avant de le prendre rapidement en photo.
Nous avions rencontré très souvent des troupeaux d'éléphants dont au contact d'une mère et de son petit, je tombais amoureuse avec la folle envie de rester là pour eux.
J'adorais cette faune observée de si près. Tous ces animaux évoluaient librement et nous étions en cage dans notre jeep. C'était si merveilleusement beau, de cette beauté qui vous coupe le
souffle. Sur les pistes inondées à la saison des pluies, nous sommes tombés en panne. pendant que nos guides dépannaient, nous en levant la tête, nous apercevions, au-dessus des accacias, les
girafes occupées à en déguster leurs fleurs. C'était un spectacle ahurissant et merveilleux. Que d'images me reviennent lorsque je repense à ce voyage. A un moment de notre parcours en safari,
nous avions occupé des un hôtel constitué de cases avec tout le confort moderne cerné de quelques bananiers, de flamboyants devant le Kilimandjaro. Ce spectacle d'une montagne (ancien volcan)
enneigée au milieu de l'Afrique reste pour moi un souvenir impérissable.
Un jour nous partîmes en direction d'une réserve encore vierge de touristes pour nous embarquer sur un lac en direction de la Tanzanie. Mais à peine nous étions nous avancés sur l'eau que des
hippopotames commençaient à vouloir jouer avec nous. Nous blémirent. Et moi qui ne savait pas nager ! Et sans doute devait-il y avoir des crocodiles ! Des médecins nous accompagnaient et à
sept sur la barque, nous n'en menions pas large. Nos deux guides repoussèrent les hippo à l'aide de bâtons qu'ils avaient avec eux mais ils riaient jaunes. Finalement, nous fîmes
demi-tour. Il était temps !
C'est ainsi que j'eus ainsi le bonheur de découvrir le Kenya, la beauté inouïe d'un pays fantastique, hélas à présent ravagé par le sida et la misère des kenyans. J'étais triste en
remarquant des populations affamées, des aveugles, des gens courant sur leurs moignons. Des masaïs libres et fiers rendus mendiants sur le bord des pistes, des nuées de gosses accrochés au
basques des touristes blancs.
Devant ce constat, dans ce pays envoûtant et inoubliable, une infinie tristesse s'emparait de moi.
Puis vint le jour du départ où je laissais l'intégralité de mes vêtements et chaussures aux kenyans que j'avais connu durant cet inoubliable voyage, mais cela pouvait-il effacer ce que les
blancs avaient apporter de mal à l'Afrique ?
Durant six mois, je fus hantée par ce pays, son envoûtante beauté. Je gardais le cafard et la nostalgie de ce temps passé là-bas...
Dana Lang, extraits de "Les Sanglots du Vent" (Droits Réservés).
« J'avais entrepris une lutte insensée ! Je combattais la misère avec ma plume » Honoré de Balzac
Biographie d' Honoré de Balzac
Né d'un père fonctionnaire impérial, Honoré de Balzac est mis en nourrice et grandit loin d'une mère qui lui préfère un enfant illégitime.
En 1814, sa famille s'installe à Paris.
Après des études de droit, il entre dans l'étude de clerc de notaire de maître Guillonet Merville.
Mais il refuse d'embrasser cette carrière et devient journaliste et romancier.
Malgré tous ses efforts, il n'entrera jamais à l'Académie française.
Impressionnant par son énergie et sa puissance de travail, Balzac a dominé le XIXème siècle et marqué l'histoire de la littérature.
Il est l'inventeur du roman moderne, véritable genre total, à la fois historique, social et privé.
"La Comédie Humaine", ensemble romanesque regroupant plus de deux mille personnages est à la fois une peinture réaliste de la société moderne et une tentative de saisir la diversité de
l'espèce humaine : se voulant "le secrétaire de la réalité ", l'auteur répertorie les différents groupes sociaux et les étudie à la manière d'un scientifique.
Le roman balzacien, qu'il soit adoré ou critiqué, demeure aujourd'hui incontournable. Certains personnages de "la Comédie Humaine" comme "le Père Goriot", "Rastignac" ou "César Birotteau"
sont devenus de véritables légendes littéraires.
Architecte et designer, Antoni Gaudi est sur le plan international la plus prestigieuse des figures de l’architecture espagnole. Grand designer, il a créé, en étroite collaboration avec les
meilleurs artisans de l’époque, tous les éléments qui forment l’espace architectonique dans une conception organique de la décoration tout en intégrant ces éléments dans la structure de la
construction.
Ainsi vous pourrez admirer quelques une de ses plus grandes créations telles que la Casa Mila, le Park Guëll, la Sagrada Familia ou encore la Casa Batllo.
Pour mes quarante ans, le 13 avril 1986, je m'offre un voyage à Barcelone en Catalogne, Espagne.
Je profite de chaque jours qui passent pour m'émerveiller de tout ce que je découvre...
Afin de veiller à ma santé morale dans ces années difficiles et de grande solitude, tôt le matin, je me surpasse en courant de longues heures, en footing, le long de la plage de mon hôtel à LLoret
de Mar...
Dana Lang, extraits de "Les Sanglots du Vent " (biographie, Droits Réservés).
Cette année 1986, j'ai obtenu mon divorce au mois de mars et depuis je connais la paix.
Je décide de partir dans le midi, au mois d'août avec les enfants. Une amie m'accompagne. Ses enfants résident à Marseille et passent souvent leurs vacances à St Cyr les Lecques.
Nous partons avec nos fameuses canadiennes, nos casseroles et notre réchaud. Nous nous installons sous les pins au camping. La plage de la baie d'amour est belle. Les enfants en profitent un
maximum.
Une fois encore je me surpasse et repousse mes limites en marchant le long du chemin côtier de St Cyr à Bandol, ce qui représente pour moi une prouesse. Les enfants me suivent en rechignant un
peu, mais finalement ils apprécient la beauté du paysage qui se déroule à nos pieds. Fantastiques ballades au bord de mer !
Plus tard nous partons de St Cyr les Lecques au joli petit port du chantier naval de la Ciotat. Puis nous visitons Cassis. Avec le gendre de mon amie, Yvan découvre les plaisirs de la
pêche sous-marine, les poissons le passionnent déjà...
Dana Lang, extraits de "Les Sanglots du Vent" (biographie).
Seule avec mes trois enfants depuis le mois de février, je fuis les violences et les harcèlements continus d'un conjoint qui me poursuit encore malgré ma
fuite du domicile conjugal.
Gravement blessée, je tente désespérément de me reconstruire avec mes enfants.
Je pars avec eux en Ardèche pour un mois, histoire de nous refaire une santé en retrouvant le calme absolu.
Dans une vieille 4L safari, vert fluorescent, nous quittons le logement d' un quartier agité, obtenu après trois mois d'errance hors de notre maison.
Avant de partir je fais regarder la voiture par un garagiste voisin qui s'écrie :
"Si on souffle dessus tout tombe!" .
Oui, mais voilà, je n'ai pas le choix !
Nous roulons chargé de notre bric à brac et de nos deux chiennes, (Starlette, boxer bringée et Gypsie, caniche toy abricot) et je m'arrête tous les 50 km pour ne pas faire chauffer notre
auto providentielle. Après cinq heures de route, nous retrouvons l'Ardèche et un camping à Jaujac où nous dressons nos canadiennes près d'un torrent.
Le lendemain, le torrent déborde et nous sommes inondés. Nous nageons dans nos tentes de fortune. Les matelas, les couvertures et les vêtements sont trempés. Nous installons
tout notre barda au soleil et nous en sommes quitte pour aller manger au restaurant. Nathalie fait la moue. Les vacances s'annoncent bien.
Au resto, crise de fou rire. Sous les serviettes de table une nuée de mouches crevées nous acceuillent...Seule Nathalie ne rit pas. Elle aurait tellement préféré passer ses vacances avec ses
copains. Seulement voilà, je suis responsable de mes trois enfants jusqu'à leur majorité. Aussi, l'ai-je emmenée avec moi malgré son refus obstiné...
Dana Lang, extraits de "Les Sanglots du Vent" (biographie)
ŒUVRE ORIGINALE/ GESTUELLE/ SPECTACLE VIVANT/ DANA LANG
Conteur Auteur Interprète Metteur en Scène.
Sous son wigwam ‘Nuage Rapide’ assis, observe ses frères.
---Toutes ces guerres sont absurdes qui tuent les enfants et font pleurer les femmes ! Pense t-il.
Il se sent si vieux tout à coup, si las, si fatigué de toutes ces querelles. Son cœur est tendre et bon. Il se prend à
rêver d’un pays heureux, d’une terre fertile et douce, d’un endroit paisible où vivre en harmonie avec les siens et la nature. Il décide de s’en aller. Nuage Rapide quitte le village en
pleine nuit emmenant avec lui sa femme, ses trois enfants, leurs chevaux et leur wigwam.
Ils marchent ainsi longtemps, longtemps très longtemps. Ils errent à travers les prairies, les forêts, le long des rivières, autour
des lacs, à l’ombre des montagnes, dans les creux des vallées. Enfin ils découvrent un endroit où règne le calme parfait sur une vaste plaine grasse et verte, au bord d’une rivière
transparente, limpide, bondissante, emplie de truites et de poissons d’argent tout près d’une immense forêt bruissante de mille et un chants d’oiseaux. Il plante son tepee.
Avec sa femme Verte Colline et ses trois enfants il vit là heureux. Près de la rivière de nombreuses années s’écoulent dans la paix
et le bonheur. Il ne s’éloigne de sa retraite que pour chasser les bêtes sauvages dont ils utilisent la peau pour les vêtements et la chair pour se nourrir. Il pêche aussi.
Verte Colline tanne les peaux et les enfants vont cueillir les baies de la
forêt, les fraises, les framboises, les mûres, les myrtilles et aussi les champignons des prés et des bois.
Un jour l’indien sent qu’il devient plus faible. Son heure est venue de rejoindre le Grand Manitou. Il réunit sa famille un soir et
leur dit :
---Je vais partir pour toujours et dans sept lunes ma femme me rejoindra. Mais pour vous mes enfants la vie ne fait que commencer.
Vous allez apprendre à connaître la méchanceté, la cruauté, l’ingratitude. Tout ce que j’ai fui naguère ! Je quitterai cette vie sans regrets et sans angoisse si vous me promettez mes
enfants de vous aimer toujours et de ne jamais abandonner votre petit frère.
Chante
Soleil, le frère aîné et Lune Claire, la sœur aînée promettent de ne jamais abandonner le petit frère, Petit Frère de la Prairie.
Et le vieil homme s’en va retrouver le Grand Esprit comme une étoile dans le ciel. Sept
lunes se sont écoulées Verte Colline à son tour le rejoint comme une étoile du matin.
Et les saisons passent. Chante Soleil chasse et pêche, Lune Claire tanne les peaux. Petit frère de la Prairie s’en va cueillir les
baies et les champignons de la forêt…
…et le printemps avec ses jeunes pousses tendres et vertes et l’été ensoleillé et joyeux et l’automne avec ses érables rouges, ses
arbres flamboyants couverts d’or et l’hiver avec la neige qui recouvre tout, tout même la rivière…Et les jours passent encore.
Voici le printemps à nouveau tout emplit de parfum et de sève. Chante Soleil sent naître en lui le désir irrésistible d’aller
rejoindre la tribu de son père. Il en parle à Lune Claire :
---Mon frère je te comprends et je partage ton désir mais souviens-toi de la promesse que nous avons faite à notre père et à notre
mère de toujours prendre soin du tout petit frère. Allons-nous l’oublier ?
Le frère aîné garde le silence. Il se souvient. Et…les jours passent avec des pleurs et des joies et la rivière coule
lentement.
---…et, le printemps avec ses jeunes pousses tendres et vertes, l’été ensoleillé et joyeux, l’automne avec ses érables rouges, ses
arbres flamboyants couverts d’or, et l’hiver avec la neige qui recouvre tout, tout même la rivière. Et les jours passent encore…
Sept lunes se sont à peine écoulées que Chante Soleil sent renaître en lui le désir impérieux de retrouver ses frères au village des
hommes. Une nouvelle fois il en parle à Lune Claire, une nouvelle fois, elle lui rappelle leur promesse.
Mais
Chante Soleil ne veut plus rien entendre et sans plus d’hésitations il prend son arc et quitte la tente.
Et…le temps passe. La rivière
coule.
…et le printemps arrive avec ses jeunes pousses vertes et tendres, l’été ensoleillé et joyeux, l’automne avec ses érables, ses
arbres flamboyants couverts d’or, et l’hiver avec la neige qui recouvre tout, tout même la rivière. Et les jours passent encore…
Le frère ne revient jamais et Lune Claire durcit son cœur. Elle chasse, tanne les peaux tandis que le petit frère cueille les baies
et les champignons de la forêt. Elle supporte de plus en plus difficilement le poids que représente le petit. Pour lui il faut chasser pour le vêtir, lui enseigner la vie. Surtout elle songe
à son frère aîné qui est allé rejoindre le village des indiens.
Et…le temps passe, la rivière coule et le désir de Lune Claire s’accentue au fil du temps. Un jour elle dit à son petit
frère :
---Tiens voici de quoi manger pour une semaine ! Je pars au village des hommes retrouver notre frère. Quand je l’aurai
retrouvé, je reviendrai !
Après un long voyage elle arrive dans la tribu où son frère s’est marié. Elle rencontre un jeune homme et se marie à son tour. Elle
oublie pour toujours Petit frère de la Prairie resté seul dans la forêt.
Le petit indien a épuisé les réserves que lui a laissé sa sœur aînée. A
son tour il chasse, se nourrit des baies et des champignons des bois. Tant que le soleil brille il vit content. Mais la neige tombe à nouveau il ne lui reste plus rien à manger. Puis le vent
se met à gémir et il tremble de froid. Alors doucement il se cache dans les arbres pour écouter les hurlements des loups qui viennent dévorer leur proie…Et…il vient manger les restes des
loups !
Puis peu à peu il s’habitue à leur présence. Et,…il mange ce que mangent les loups et…il marche avec les loups et…il court avec les
loups et…il hurle avec les loups !…Puis un jour de grand froid il pénètre dans la tanière des loups, se roule en boule et s’endort contre leurs poils si chauds. A l’époque de la fonte
des neiges les loups descendent au bord d’un grand lac et le garçon les suit.
Le temps passe, la rivière coule, le printemps renaît avec ses jeunes
pousses tendres et vertes…et de nouveau les loups ont regagné la grande prairie.
Ce matin-là ‘Chante Soleil’ descend de la rivière dans son canoé. Il s’approche du rivage et se met à pêcher lorsqu’il
entend :
Chante Soleil fouille du regard les buissons. Un grand remord le saisit à la gorge. Mais soudain il voit un regard…un regard qu’il
reconnaît !...et…des pattes !…des pattes de loup !…des oreilles…de loup !…une queue de loup qui disparaît sous les halliers dans un hurlement plaintif.
---Mon frère, je deviens LOUP…HOU…HOU…HOU !
La honte et le chagrin oppressent l’âme du frère aîné. Bouleversé il
s’en retourne vite auprès de sa sœur. Il lui raconte toute l’histoire. Aussitôt elle gémit :
---Vite ! Vite ! Il faut le retrouver, le ramener parmi nous chez ses frères humains.
---Non ! Répond son frère tristement. Il deviendra un loup car seuls les loups l’ont nourri et soigné, ils lui ont donné de
la nourriture lorsqu’il avait faim, réchauffé quand il avait froid et nous, nous avons oublié la promesse que nous avions faite à notre père et à notre mère de toujours prendre soin de notre
petit frère. Seuls les loups ne l’ont pas abandonné.
Alors Lune Claire s’effondre de chagrin. Elle se rappelle la promesse oubliée. Et pour toujours le frère et la soeur vécurent le cœur
rongé par le remords.
Et là-bas Petit Frère de la Prairie est devenu un
loup parmi les loups !
:
Conteur Auteur,d'inspiration celtique je ne conte plus en public mais je poursuis mon travail d'écriture. J'ai écrit, treize spectacles, comportant chacun de sept à treize contes et légendes. Une saga fantastique(trilogie), plusieurs livrets de p
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