Jeudi 12 juin 2008



Isabelle à posté :

Sous un tonnerre d'applausissement :
clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap ...
Ah ! Merveilleux conte de Dana quand tu nous tiens !
Des 3 contes que j'ai visionné (Larmes de Mélissa, un soir de noël au pays des 7 sorcières et celui-ci Naïli le petit prince des étoiles)  pour l'instant c'est celui-ci mon préféré. Avec un grand MERCI.
par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) publié dans : DIAPORAMA CONTE EDITE
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 12 juin 2008

TU DEVIENDRAS ROI


Dans notre maison de bois,
Dans notre maison de neige

Tu deviendras un roi

Je serai perce-neige

Dans notre maison de verre

Dans notre maison de feu

Tu verras la lumière

Et je boirai tes yeux

Dans notre maison de pierre

Dans notre maison de vœux

Tu croiras au mystère

Je te lirai les cieux

Dans notre maison de paille

Dans notre maison de lin

Tu feras ripaille

Te donnerai le pain

Dans notre maison de blé

Dans notre maison d’avoine

Tu chanteras l’été

Je danserai Antoine

Dans notre maison d’hiver

Dans notre maison de froid

Tu seras un grand père

Je ne verrai que toi

Dans notre maison d’été

Dans notre maison au chaud

Tu voudras m’écouter

Et je ne dirai mot

Dans notre maison si belle

Dans notre maison gâteau

Tu sauveras l’hirondelle

Je cherch'rai l’escargot

Dans notre maison de toile

Dans notre maison de rêve

Tu trouveras l’étoile

Je toucherai la grève

Dans notre maison mosaïque

Dans notre maison magique

Je chanterai nostalgique

La fin de si beaux jours

Dans notre maison nuages

Dans notre maison forêt

Pour les enfants sages

Chantent rossignolets

Dans notre maison Beaujolais 

Dans notre maison de mai

Danseront nos amours

Jusqu’à la fin des jours !

Dana Lang, Livret de prose N° 4 " Dans notre maison rose et bleue" (Droits Réservés).

 

 ISABELLE A POSTE : 
 Ooooh ! Joli.
 C'est très gai et très rythmé, çà pourrais presque se chanter !

par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) publié dans : MA PROSE
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 12 juin 2008
par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) publié dans : DIAPORAMA CONTE EDITE
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 12 juin 2008

DANS LE JARDIN CE PRINTEMPS

 

Dans le jardin ce printemps

Le ciel est mouillé

Et je sens le vent

Désabusée

Il pleut sur les tuiles

Et les gouttes chantent

Mes larmes

L’orage vente, tonne

Zèbrent le jardin

Eclairs sillonnent

Le jasmin

Les arbres croulent d’eau

Les fleurs se penchent

Tristement

Détrempées leurs feuilles

S’égouttent, perlent

Coulent, endeuillent

Ce matin

Les oiseaux se taisent

Ils restent dans leur nid

A l’abri

Le soleil parfois revient

Réveille leurs chants

J’espère et tu viens

Dans le champ

Aux intenses bleuets,

Marguerites

Cueillons-les vite

Pour en faire un bouquet

De couleurs vives

Tels chardonnerets

Me  ravivent

Dans ce lit qui me guette

Je lutte sans cesse

Je le rejette

Par mes rêves

Pugnace, volontaire

Travaille, m’accroche

A cette prose, ces vers

Tu t’approches

J’espère…

Je ne sais quoi…

 

Le Cergne, le 28 mai 2008 



CATROUES A ECRIT :

Coucou Dana,

Comme tous ces poêmes m'ont beaucoup touchée, je viens te le dire ou plutôt te l'écrire.
Il y a dans toutes ces phrases des images de mots d'une vie riche et pleine, mais aussi de nombreux clichés de moments difficiles... Sensibilité, émotions, larmes, discrets sourires, délires et force d'exister.

A travers la lecture de tes récits, contes et histoires fantastiques, tu transformes telle une magicienne notre imaginaire trop stérile en un grand spectacle coloré, magnifique, sentiment éphémère certes, mais si bon à regarder et écouter en soi.

Je dois dire, autant dans tes verbes  tu cognes parfois trés fort pour "réveiller" l'être et le "secouer", autant tu sais te faire pardonner en offrant ces si belles aventures de vie réelles ou illusoires...

Continues à nous faire rêver dans ce monde où le mirage et le fantastique semblent bien trop fugaces.

A bientôt, bizzz à vous deux, Cat.


ISABELLE A POSTE :

 Tous ces mots si bien choisis, dansent dans ta prose et prennent tellement sens et vie.

par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) publié dans : MA PROSE
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 5 juin 2008
Amérindien envoyé par mayanhotep


Quand le dernier arbre sera abattu,
La dernière rivière empoisonnée,
Le dernier poisson pêché,
Alors vous découvrirez
Que l'argent ne se mange pas !


PROVERBE CREE (INDIENS DU CANADA)


par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) publié dans : PROBLEMES DU MONDE
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 4 juin 2008

 



  L'ETOILE INVISIBLE !

 

Ils sont sourds,

Ne vous entendent pas !

Ils sont sourds,

Ne criez pas !

Surtout n’allez pas leur dire

Votre misère,

Ils n’en n’ont que faire !

Vous, les plus discriminés

Vous devez continuer

Votre galère !

 

Ils ne comprennent rien

A vos affaires !

De gauche comme de droite

Ils préfèrent ne pas vous voir !

Et surtout ne pas vous imaginer,

Sur les bancs de l’assemblée,

Vous feriez tâche pensez !

Un député à roulettes

Un aveugle à lunettes

Un trisomique aux yeux bridés

Un autiste tout à côté

Un sourd muet ? Vous rigolez ?

Comme une étoile invisible vous portez !

 

Ces députés trop bien payés,

Sécurisés, tranquillisés !

Ces ministres et députés

A trois sous, demeurent sourds à vos contrariétés :

« Surtout ne pas être comme tous ces vilains, pensent-ils ?

Mais que veulent-ils tous ces parias ?

Ces sans jambes, ces sans bras ? »

Car comme une étoile invisible ils vous font porter !

 

Que feraient-ils sur ces nobles bancs

Eux les pestiférés ?

Eux les discriminés ?

Qui n’ont jamais leur mot à dire,

Surtout pas !

Ils doivent la fermer et supporter !

Car comme une étoile invisible ils doivent porter !

 

Eux que l’on préfère apercevoir

En bref, de loin !

Que veulent-ils ces 10 % d’habitants ?

De discriminés

Autant de parkings prioritaires

Pour ces 10 pour cent,

Avez-vous dit prioritaires ?

Mais comme une étoile invisible vous portez !

 

« Des accès pour tous et partout,

Des toilettes accessibles tout de même,

Même dans le neuf, c’est le moins ! »

« Vous n’y pensez pas !

Pour les touristes, çà va !

Mais vous français, retenez-vous de pisser ! »

Avez-vous dit prioritaires ?

Comme une étoile invisible vous portez ! 

 

Ce que les architectes visiblement

Ne comprennent pas !

Qu’ils retournent dans leurs écoles ! 

Et que l’on vous cloue tous,

Dirigeants et décideurs,

Une année entière, à vous balader

Dans vos villes et vos villages 

Le cul dans une chaise

Roulez et vous verrez !

Mais que leur importe

Puisqu’ils vous font porter

A longueur de journée

Comme une étoile invisible sur le nez !

 

Comme il est bon de flaner

Là où vous ne pouvez jamais allez !

Commerces, mairie, écoles, universités

Médecins, cliniques, hôpitaux, wc

Mais peuvent-ils imaginer ?

Ils préfèrent ne pas savoir

La femme en fauteuil lourd

Qui attend sur le trottoir d’être servie

Pour sa pharmacie

Au grand soleil ou sous la pluie,

Sous la chaleur de plomb l’été

Ou dans le froid l’hiver…

Car il y a des marches,

Toujours des marches

Encore des marches !

Autant d’obstacles dressés

Par votre société

Qui fait de nous des handicapés !

Avez-vous dit prioritaire ?

Et nous avons comme une étoile invisible accrochée !

 

C’en est assez de nous balader !

Les DROITS DE L’HOMME

Sont bafoués chaque journée !

Et le droit à la dignité ?

Dans les toilettes, les écoles, les commerces, les universités,

Les bus, les trains, les avions. On veut pouvoir entrer !

Avez-vous dit priorité ?

DISCRIMINES ! Une étoile invisible s’est échappée !

 

Ils ont beau dire et répéter

C’est TROP CHER !

Cà DEPEND POUR QUI ET POURQUOI FAIRE ?

C’est selon et pourtant çà ne coûte pas plus cher

Des équipements conçus

Bien faits tout de suite et durablement.

Il paraît que c’est prioritaire !

Mais nous portons comme une étoile invisible qui ne peut s’effacer !

 

On veut le droit de travailler avec priorité !

DISCRIMINES !

Que faites vous de la PRIORITE ?

Un critère non respecté dans cette société

De sauvages, de misérables, de sans courage !

DISCRIMINES ! Ils le sont les premiers

Pour tout, partout

Vous leur faites porter une étoile…invisible !

 

Voilà ce que nous sommes :

Un pays prospère mais arriéré

Qui se fout comme d’une guigne de ses handicapés

De ses malades les plus vulnérables, sans pitié !

Sauf pour se faire élire

Où là on récupère

Ce problème sensible

Qui atterrit dans un placard, une fois élu

Et là on ne se souvient plus

On oublie volontiers

Les promesses âprement défendues,

Pour sa cause personnelle,

Et la sagesse de ces oubliés

DISCRIMINES !

Car comme une étoile invisible ils doivent porter !

 

Mais que veulent-ils enfin ces parias ?

Un revenu d’existence ?

Mais c’est pas mal non plus

Une ALLOCATION

D’AIDE

AU HANDICAP

Trois couches de tartines

Pour mieux les enfoncer,

Et que l’on augmente quand ?

Ah ! Ils ont encore oublié !

LES DISCRIMINES !

Une étoile s’est couchée…

 

Des moyens pour vivre,

Ils en ont besoin

Ils ne veulent pas la charité

Ou aller quémander

Sur la voie publique

Un grain pour subsister

Pourriez-vous vivre vous avec une telle aumône ?

Payez votre logement et tout le reste ?

Non tout est fait pour les enterrer

Vivants, ces oubliés,

CES DISCRIMINES !

Cette étoile sans cesse est bien rôdée…

 

Des moyens pour vivre

Ils en ont plus besoin que vous

Qui touchez vos belles indemnités

Et tous frais payés

Prélevées sur notre dos

Par nos impôts

Pour faire les beaux tout en haut !

Comme il vous est facile

De les ignorer

De les contempler de si haut

De tout votre dédain, votre mépris !

Et de vous dire que c’est bien beau

Pour ces DISCRIMINES !

Une étoile soudain s’est relevée…

 

Que l’on aide assez par nos services

Qui donne de l’emploi aux pauvres gens

Qui n’en n’ont pas

Et tant pis si ce handicapé

Ne peut pas s’acheter à manger

De quoi se plaint-il

Il a des aides…à la maison ! Non ?

Tant pis pour vous si vous portez l’étoile invisible !

 

Et tant pis si de pauvres parents

Doivent attendre des années

Avant de trouver une place dans un centre

Pour leur enfant polyhandicapé !

Et tant pis s’ils doivent se débrouiller

A trouver les sous

Pour une automobile si chère

Et qu’ils ont tant besoin eux pour se déplacer !

Et tant pis s’ils ne vont pas à l’école !

Et tant pis s’ils ne sont plus remboursés

Et si les patrons ne paient plus la sécurité

Les malades sont si riches !

Ce n’est pas notre souci

Vous en avez tant d’autres, pauvres petits !

 

Et tant pis, et tant pis, et tant pis…

Oui c’est tant pis pour eux !

Ils n’avaient qu’à s’arranger

Pour naître en bonne santé

Ou éviter d’être accidenté

Toutes ces personnes DISCRIMINEES 

Qui portent une étoile invisible sous votre nez !

 

Pourquoi devrions-nous tout changer

Casser les trottoirs, les bus, les trams

Casser les commerces, les cinémas,

Les écoles, les universités

CELA COUTE TROP CHER

A LA SOCIETE !

Et leur donner un revenu d’existence

Indexés sur le coût de la vie !

Vous n’y pensez pas !

Nous aurions soudain trop de handicapés sur les bras !

Mais toutes les excuses sont bonnes

Pour ne pas payer

Quand il y a tant d’inégalités

Et de gaspillage de tous les côtés

Ils préfèrent pour leur conscience

Vous voir porter l’ETOILE !!!

Pour vous ignorer en toute légalité

Et à perpétuité !

 

Le 4 juin 2008,

Dana Lang, livret de prose n°5/ « Paroles Libres/ Ma Vision du Monde : La Voix des Fous »


COMMENTAIRES :
Isabelle a posté :

  • Excellente description de la situation des handycapés et terriblement triste de réalité .
    Très subtile et  judicieuse cette comparaison qu'est cette étoile invisible en signe de descrimination HYPOCRITE et SOURNOISE des handycapés, qui rappelle le signe distinctif du peuple juif dans les camps subissant une descrimination violente à cette époque là.

 

 

par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) publié dans : MA PROSE (MA VISION DU MONDE/ LA VOIX DES FOUS)
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 4 juin 2008

 





  DISCRIMINES !

 

Le gouvernement et sa Majesté

A les en croire

Depuis le mois d’octobre

Ont beaucoup travaillé

Sur votre sort de personnes handicapées.

Comment des ministres et des députés

Valides peuvent-ils comprendre,

Appréhender votre réalité sans se tromper ?

Qu’ils prennent un an à se déplacer

Dans les rues, chez eux et de partout, le cul serré

Dans une chaise à roulettes

Et encore, ils n’auront pas vos maux

Insoutenables chaque journée.

Qu’ils prennent un an de votre galère,

Quand ils prétendent que vous êtes assez riches

Et préfèrent vous aider sous forme d’assistanat

Vous ne voulez pas être des assistés

Au ban de la société

Des gens qui ne peuvent absolument pas travailler

Çà existe !

Vous voulez un revenu d’existence

Vous ne voulez plus être désignés

Comme Allocataire Aidé pour son Handicap

Trois désignations qui vous montrent du doigt

Qui vous enfoncent dans notre misère

Vous ne voulez plus de ces retraites méprisables

Vous ne voulez plus être en dessous du seuil de pauvreté !

Pourraient-ils vivre eux qui se gavent dans le luxe

Avec une telle aumône ?

Payez votre loyer, vos charges,

Vous nourrir, vous habiller,

Faire face au coût d’une voiture adaptée,

D’un fauteuil, d’équipements intérieurs

Pour circuler et vivre dans votre appartement ?

NON ! Ils ne le pourraient pas !

Vous voulez vivre debout !

Vous n’avez pas demandé de naître ainsi,

Vous n’avez pas voulu de cette maladie

Ni de l’accident qui vous attendait au tournant

Cela n’arrive pas qu’aux autres sûrement !

Pourtant, vous connaissez l’exclusion,

La ségrégation,

Vous n’êtes pas handicapés

C’est eux qui vous « handicap »

Avec leurs sales trottoirs, leurs marches

Leurs toilettes inadaptées,

Sauf pour les touristes,

Car tout est fait pour montrer

Que l’on vit bien dans un pays civilisé

Mais vous français, vous pouvez bien accepter

Les conditions dans lesquelles

Ils vous tiennent plongés

Vous êtes des gens particuliers

Des êtres différents, singuliers,

Et quand ils disent  « soyez des battants »

Qu’ils aillent chez vous prendre des cours

De courage et de volonté

Vous avez  matière à leur démontrer

Vous ne voulez pas de leur sale charité

Qui leur permet d’avoir bonne conscience à trop bon marché

Vous êtes vulnérables et ils osent en profiter

Où sont les Droits de l’Homme dans cette société

Qu’ils osent prôner ?

Qu’ils veuillent nous les relire, nous les énumérer ?

 

Dana Lang, le 28 mai 2008, livret prose n°5 « Paroles Libres/ Ma Vision du monde : La Voix des Fous ».

 

AU POTE DE GALERE

 

Tu es mort là tout seul

dans un bois

Assis dans ton fauteuil roulant

Tu l’as attendu les yeux grands ouverts

en plein hiver

Tu ne voulais pas de leur charité

Tu avais ta dignité

Ils ne voulaient pas te voir

Ni te regarder

Ils ne tenaient pas à savoir

Mais là, tout seul dans ce bois

Ils t’ont laissé crever !

 

Le 29 mai 2008,

Dana Lang, livret de prose n°5/ « Paroles Libres/ Ma Vision du Monde : La Voix des Fous »



COMMENTAIRES :
Isabelle a posté

 
  • C'est la vérité pure et dure.
    Les droits de l'homme, qu'une minorité a mis en place et qui est décédé depuis longt